DevoxxFR 2012 : jour 1
Ça y est, j’ai réussi à avoir un pass pour DevoxxFR. Avec l’argent économisé, je me paye le Mariott. Et j’ai réussi à me frayer un chemin dans l’agenda des présentations de DevoxxFR. Vous trouverez le planning du premier jour et mes réactions suite aux sessions auxquelles j’ai assisté.
Mercredi 18 Avril :
Les 5 mercenaires du Devops
Je suis un peu obligé, vu que c’est grâce à Arnaud que je peux assister à la conférence. Et puis, il y a Henri, avec qui j’ai travaillé pendant plus de 9 ans. Alors, le principe de cette université, c’est de faire le tour des concepts associés au buzz-word Devops. Pour cela, il ne sont pas moins de 5 sur scènes, chacun d’eux nous parlant du concept d’un point de vue différent : développement, production, assurance qualité, … Après avoir vu une présentation l’année dernière à MixIT, après avoir vu le JUG d’Henri sur le même sujet, après avoir touché du doigt toutes ces problématiques pendant une dizaine d’années, je commence à avoir une idée assez précise. Pourtant, le fait d’avoir d’autres points de vue ont fait apparaitre de nouvelles problématiques, de nouveaux questionnements … C’est là où je m’aperçois que c’est ce genre de sujet que je souhaiterais approfondir. J’ai chipé des idées, comme le packaging natif pour résoudre les incompréhensions au moment de la livraison ou encore d’avoir 3 moteurs d’intégration continue pour chaque type de besoin : développement, QA et production. Un grand merci aux mercenaires !!!
Réduire la pression sur l’allocation mémoire : le prochain pas dans l’optimisation des performances de la JVM
En fait, il s’agit de la présentation du produit Apache Direct Memory. Enfin, pas encore un produit car ce projet est encore en incubation au sein de la fondation Apache. En gros, le principe, c’est d’utiliser la mémoire native (hors heap) pour y stocker des objets en mémoire. L’objectif premier, c’est de réduire la taille de la mémoire heap pour optimiser le mécanisme de Garbage Collector. En effet, le mécanisme de ramasse-miettes bloque les process pour effectuer le nettoyage de la mémoire heap. Du coup, pour éviter ça, on sérialise les objets dans la partie de mémoire native (ni heap, ni OS+JVM). Du coup, la taille de la Heap diminue et le Garbage Collector est plus efficient. Le projet utilise pour cela des Bytes Buffer et le protocole HTTP en mode serveur. Bien sûr, on peut aussi l’utiliser directement dans son applicatif, sans passer par le HTTP. Ce projet semble s’intègrer dans une réflexion plus globale autour de l’utilisation de la mémoire et des performances de la JVM dans des environnements Big Data au vu des articles et des conférences sur le sujet. A suivre pour voir qui tirera son épingle du jeu, d’autres acteurs comme Terracotta Bigmemory occupant aussi ce terrain là.
Simplifiez vos développements Android avec AndroidAnnotations !
Pause café. Le temps de cerveau disponible est déjà largement entamé. Mais cette présentation me titille. Comment utiliser des annotations dans un développement Android ? Quel gain de productivité peut on en retirer ? Est ce vraiment simple à mettre en œuvre ? Autant de questions auxquelles j’espère avoir des réponses. Le constat est simple. Dans un développement Android classique, la classe Activity est devenue un "God Object". C’est à dire qu’on lui délègue trop de responsabilité :
- création du layout et des composants graphiques
- gestion de tâches en arrière-plan
- gestion des évènements sur les composants graphiques
- etc…
De plus, la façon même dont la programmation sous Android est pensée oblige à utiliser du code verbeux et répétitif, comme le getViewById() qui oblige ensuite à caster explicitement le résultat de l’appel. Bref, ce que nous disent les deux speakers, c’est que développer sous Android, c’est lourd, long et ennuyeux. Du coup, ils ont regardé du coté de l’AnnotationProcessor Java pour générer tout ce code à l’aide d’annotations. Et force est de constater que le résultat dépasse mes espérances les plus folles. Après la présentation du projet et les explications de base, Pierre-Yves Ricau et Alexandre Thomas se lance dans un refactoring en live d’une application genre liste-détail … Et ça décoiffe. Pour celui qui a déja codé sous Android, on se demande comment on a pu vivre sans pendant tout ce temps. Les classes subissent une cure d’amaigrissement étonnante !!! Le secret ? Le code est généré dans une classe fille qui contient elle tout le code que l’on s’est évité. Messieurs, une très belle présentation, vivante, didactique, abordable. Android Annotations a été installé très rapidement dans mon environnement de développement. Mon coup de cœur de la journée.
De l’audit de Code à l’Inspection Continue
Pour finir la journée, la présentation pour passer d’un audit de code vers de l’inspection en utilisant Sonar. En fait, j’ai surtout trouvé que cette session ressemblait fortement à la présentation de la dernière version de Sonar et des nouveautés qui s’y rapportent. Mais ce n’était pas inintéressant. Cela permet de mieux comprendre comment fonctionnent les équipes de développement de SonarSource et en quoi ces évolutions leur ont permis d’améliorer la qualité de leur propre produit. Car Sonar est utilisé sur le projet Sonar pour contrôler la qualité. Pour l’ensemble des fonctionnalités présentées, le mieux c’est d’aller sur le site, ce sera beaucoup mieux expliqué que par mes soins …
Pour cette première journée, je ne suis pas allé à toutes les sessions que j’avais planifié. A cela plusieurs raisons. Tout d’abord, certaines d’entre elles ont été victime de leur succès et y assister relevait du parcours du combattant. Et puis, je suis resté sur le stand d’Objet Direct et dans les allées pour avoir le temps de discuter avec les personnes rencontrées sur place ou avec celles que je connais depuis plus longtemps. Enfin, cela permet de faire une vraie pause dans cette ruche que peut représenter un tel évènement. Un peu de calme de temps en temps, c’est pas mal aussi. Et puis je suis là encore 2 jours …
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09/05/2012 à 16:56 | #1Devoxx France 2012 : On en parle sur le web | NormandyJUG